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Samedi 1 juillet 2006 6 01 /07 /Juil /2006 07:01
Fantaisie d'un artiste féru de science héraldique ou un blason officiellement agréé par le Conseil Municipal de l'époque ?

Nous ne sommes pas sûr de quand le premier blason (ou armoirie) de Nouméa fut fait. Mais ce que nous pouvons dire à nos jours, est que celui-ci fut réalisé par les imprimeries Jules Migeon à Paris dans le XIe arrondissement. Mais la date de sa fabrication, nous est encore inconnue.

Il serait du XIXe siècle aux environs de 1895, date à laquelle il aurait été retrouvé dans une publication.

Puis c'est en 1976 qu'un grand concours sera lancé auprès du publique pour la réalisation d'un nouveau blason. Et ce sera Marcel Petron qui emportera le concours.

Ce nouveau blason ne ressemble en rien au précédent qui était plus une armoirie qu'un blason lui même. Les éléments qui le compose seront repris pour la réalisation d'autres blason à l'avenir. (Le cagou "emblème du callou", le vaisseau à voile "pour a prise de possession" et les hyppocampes tournés vers l'extérieur).

Il sera à nouveau redessiné en 1992 par Marcel Petron, les hyppocampes seront tournés vers l'intérieur cette fois-ci et les couleurs différeront aussi d'un peu. Il sera simplifié et adapté par la suite pour être mis en en-tête de page, sur les véhicules de service de la mairie ou autres signatures ...
Par Kikounette - Publié dans : les-chapeaux-de-paille
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Samedi 24 juin 2006 6 24 /06 /Juin /2006 09:09
C'est la loi du 30 mai 1854 qui instaure et organise la peine aux travaux forcés dans les colonies. Ce que l'on appel "la transportation". Et qui dit que :

Les condamnés doivent être employés "aux travaux les plus pénibles de la colonisation et à tout autre travail d'utilité publique"

Tout individu condamné à moins de huit ans de travaux forcés est tenu, à l'expiration de sa peine, de "résider dans la colonie pendant un temps égal à la durée de sa condamnation". Si la peine est égale ou supérieure à huit ans, il devra y résider toute sa vie.

Les condamnés qui se sont "rendus dignes d'indulgence pour leur conduite, leur travail et leur repentir" sont susceptibles d'obtenir l'autorisation de travailler aux conditions fixées par l'Administration, ainsi qu'une concession de terre et la faculté de la cultiver pour leur propre compte, ladite concession devenant définitive à la libération du condamné.


Par décret du 2 septembre 1863, la Nouvelle Calédonie devient "terre de bagne" et le 20 mai 1864, le gouverneur Guillain affecte la totalité de l'île Nou à l'Admninistration pénitentiaire.

Le moniteur du 20 décembre 1863 annonce le premier contingent de bagnards. IL fut composé de 250 transportés. L'île Dubouzet (Nou) a été choisie comme lieu de dépôt et le contingent annoncé sera interné près des sources d'eau douce.




C'est l'Iphigénie qui achemine les condamnés, ouvriés spécialisés pour la plupart. Elle se présente à la rade de Nouméa le 8 mai 1864. Le gouverneur Guillain n'a de souci de développer la colonisation pénale. Les transportés ont peu d'espoir de retour. Pour la plupart, il s'agit d'un exil définitif. Ils ont été sélectionnés dans cette perspective ! Et la durée de leur peine est significative. Les motifs des condamnés sont très diverses : homicides et tentatives, vols qualifiés, cambriolage, attentats à la pudeur et violes, usages de faux, incendiaires, voies de faits ...

Après avoir été occupés à la construction du pénitencier de l'île Nou, les condamnés de l'Iphigénie participent à l'ouverture de la ferme modèle de Yahoué et à la fondation du centre agricole de Bourail.










Cinquante d'entre eux obtiendront une concession à Bourail, Pouembout, La Foa et Diahot notamment.

En 1890, sur les 250 premiers transportés, 207 seront décédés dans la colonie, 2 en cours de route et 7 seront considérés comme évadés ou disparus.

Un second convoi, à bord de la Sybille, arrive à port de France le 14 juillet 1866 avec 200 condamnés. le futur bourreau de l'île Nou.

En avril 1967, un lugubre colis parvient à l'île Nou. Ce sont "les bois de justice". Jusqu'alors, les condamnés à mort sont fusillés.



 Mais ce mode d'éxécution est normalement réservé aux seuls militaires. La guillotine qui vient d'être débalée ne semble pas très récente. Guillain, dans un courrier du 22 avril 1867, note même : "L'instrument à été monté et essayé hier, la lenteur avec laquel le couteau tombe et la manière irrégulière dont il glisse donne des craintes sur le résultat de l'opération [...]



A partir de cette période, les effectifs ne cesseront d'augmenter. Ils atteindront 2 600 bagnards en 1870, au départ du gouverneur Guillain. Un gouverneur qui aura démontré à leur égard une réelle mansuétude en favorisant le travail à l'extérieur du bagne.  (A suivre...)
Par Kikounette - Publié dans : les-chapeaux-de-paille
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Mardi 20 juin 2006 2 20 /06 /Juin /2006 08:02
Et oui ! Nous voici en 1863, le 3 février. Pierre Colleur, Emile Lozeron et Rodolphe Rivière ... Trois compères qui s'installeront à Pouebo et qui feront une découverte importante pour l'époque. Des paillettes d'or dans la rivière du Diahot.

Guillain, alors en tournée sur la côte Est est alors appelé pour manier lui-même la "batée".

C'est par décrêt du 26 septembre 1863 que Guillain règlemente l'exploitation des terrains aurifères de la région de Pouebo. Le prospecteur Jules Garnier participe lui-même aux recherches mais son rapport n'est guère encourageant.

Cette découverte de l'or de  Pouebo, ou se trouve les missionnaires Maristes, n'est sans doute pas étrangère au multiples visites du gouverneur de l'époque dans le Nord et à son soucis de diminuer l'influence de la mission auprès des tribus environnantes.

L'espoir placé en Guillain est vite déchu et c'est son successeur qui ouvrira la concession de Fern-Hill et qui recevra le premier bouton d'or (de 57g)des mains de John Higghison en reconnaissance.
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Mardi 20 juin 2006 2 20 /06 /Juin /2006 05:07
C'est en Octobre, plusieurs néophytes de la Mission sont massacrés. Pour protèger cet établissement, un détachement d'infanterie de marine s'établit à la Conception et perd deux soldats lors d'une patrouille.

Les hostilités directes s'ouvrent alors.Elle nous sont racontées par Emile Foucher, commissaire adjoint, dans un manuscrit qui décrit la vie de Port de France de 1855 à 1857.



Ces différentes actions entraînent des représailles. à la tête d'un détachement de 80 hommes, le chef de bataillon Testard, poursuit Kuindo jusqu'à Unia dont il fait brûler toutes les cases.

A partir de décembre 1856, les opérations ciblent le pays, s'étendent entre Port-Laguerre et la Dumbéa. Le village côtier de Kakendou est détruit. Caricouié, Katiramona, OUndouné, Nomanié Lébogoé sont à leur tour mis à sac...

Son propre village incendié, tenaillé de près par la troupe, Kuindo se soumet le 30 juillet 1857. De sévères conditions sont imposées à Kuindo, qui doit livrer ses deux fils, Païta et Baï, en garanti de sa parole. Considéré comme une trahison, cet acte sera à l'origine de son assassinat un an plus tard.

Autour de Kuindo et d'Angara, les rescapés cherchent refuge dans le massif minier du Sud. Affamés, vivant de cueillettes, traqués, ils sont progressivement rejetés vers la Dumbéa. Le 29 août 1859, Kuindo est pris. Il sera aussitôt condamné et fusillé. Pendant trois mois, la chasse est menée contre Angara. Il finit par être capturé, lui aussi, avec les siens et binificiera d'une amnistie générale.
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Mardi 20 juin 2006 2 20 /06 /Juin /2006 01:35
Après la prise de possession en 1854, Tardy de Montravel, dans son rapport du 25 décembre part pour Nou-Méa. Il décrit se "port" comme la splendeur de sa situation formé par une presqu'île accidentée qui présente dans ses découpures plusieurs anses qui pourraient reçevoir des navires..

Il choisira pour y établir son poste fortifié la pointe la plus saillante de la presqu'île, position inexpuniable.

Outre l'abri qu'offre les baies aux bateaux, la décision de Tardy de Montravel résulte de l'absence d'habitat kanak dans la presqu'île. Pour son installation, Montravel prends soin d'obtenir l'accord du chef Quindowa. Se port se nomera "Port de France".

Mais le calme de se port n'est que précaire. A trop vouloir s'aggrandir, les tribus avoisinnantes commencent à gronder, quelques voles se pratiquent et des rafles sont organisées dans les tribus.

Une révolte se prépare ...
Par Kikounette - Publié dans : les-chapeaux-de-paille
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