3. Nouvelle Calédonie : Quand les découvreurs ...

Publié le par Kikounette

Quand les découvreurs arrivèrent sur notre île...

Nos Canaques (mot qui veut dire homme en langage polynésien) pratiquaient lors de leurs rituels guerriers le cannibalisme, maîtrisaient la pierre polie et cultivaient le taro et l'igname.



(Petite annecdote sur ses tubercules. Le tarot représente la femme dans la coutume mélanésienne. Cette plante fonctionne avec la lune, quand à l'igname, elle représente l'homme et s'inspire du soleil).

Nous voici donc en l'an 1774, James Cook, grand navigateur, débarque sur Balade (côte est de la  Grande Terre) le 5 septembre. Il reçu un acceuil amical de la part des habitants. Il longea ensuite, la côte Est pour aller vers l'île de Kunié qu'il surnomma île des Pins. Il cartographia la côte Est et ben qu'il ne la longea pas il fit aussi la côte Oest. Il baptisera la grande terre "New Calédonia" qui deviendra Nouvelle Calédonie. Etant d'origine écossaise, il trouva que cette île ressemblait beaucoup à son pays natal. (Dans : Ses Relations de voyages autour du monde, Cook écrivit :

    Nous n'arrivâmes pas à savoir le nom de l'île grise prise en entier, elle est probablement trop grande pour que les habitants la désignent d'un seul nom.

Après s'être ravitaillé, Cook parti pour l 'île de Norfolk).

Ses faits d'armes, en baie de Hudson, lui permettent d'approcher le Roi Louis XVI et de lui proposer un grand voyage dans le Pacifique afin de prolonger les découvertes de "Bougainville" et de "Cook". Pour une revanche sur les Anglais, le Roi accepte et Le Comte de Lapérouse part explorer le Pacifique avec trois ordres de missons en 1785. (Dont le troisième est de : Lever la côte Ouest de la Nouvelle Calédonie et vérifier s'il sagit d'une seule île ou de plusieurs îles associées. Il devra se mettre par la latitude de l'île des Pins, situé à la pointe Sud-Est de la Nouvelle Calédonie. Puis, après reconnaissance des lieux, longer la côte occidentale pas encore vivistée). Avec ses deux navires (Frégates) La Boussole et l'Astrolable, il prend le large et après avoir effectué ses deux premières missions. Il fiera naufrage en 1788 à Vanikoro.  Il est cependant prouvé aujourd'hui que Lapérouse fut un des découvreurs de la côte orientale de Nouvelle Calédonie, avant de voguer vers son tragique destin à Vanikoro.

Suite à l'inquétude de Versailles, en 1791, une expédition de secours est commandée par l'amiral d'Entrecasteaux, elle explore sans succès la zone indiquée par Lapérouse à sa dernière escale en Australie. Il ne fît qu'une halte en Nouvelle Calédonie. Il fut connu grâce à son expédition conduite sous Louis XVI à la recherche de Lapérouse.  Le Contre-Amiral, D'Entrecasteaux appareille de Brest le 28 septembre 1791 avec les frégates La Recherche et L'Espérance. Il explore une vaste région de l'océan Indien et du Pacifique sud, autour de l'Australie et de la Tasmanie en passant par la Nouvelle-Calédonie, les îles Tonga et la Nouvelle Guinée. Mais il ne trouve nulle part trace de Lapérouse, bien qu'en 1793 il soit passé à quelques milles seulement de l'île Vanikoro, lieu du désastre de l'expédition. Il succombera le 20 juillet 1793, D'Entrecasteaux  au scorbut.  Son expédition est marquée de découvertes et d'observations tant géographiques que scientifiques. Son nom et celui de ses collaborateurs sont encore aujourd'hui attachés à de nombreux toponymes des côtes qu'ils ont reconnues, comme par exemple "L'archipel d'Entrecasteaux" au large des côtes de Nouvelle-Calédonie.

Puis vint  l'amiral Jules Sébastien César Dumont d'Urville. Explorateur Français qui explora le Sud et L'Ouest du Pacifique, l'Australie, la Nouvelle Zélande et l'Antartique. à bord de l'Astrolable.  Il reconnut dans le pacifique le lieu probable du naufrage de Lapérouse près de l'Ile de Vanikoro. Il rassembla une foule de matériaux précieux pour la géographie et la botanique qu'il fit paraître, sous le titre de Voyage de l'Astrolabe. Il contribueà la cartographie de cette région du globe, notamment en proposant à la Société de Géographie, la subdivision devenue traditionnelle de l'Océanie en Polynésie, Micronésie et  Mélanésie (dont il invente le nom). Ces subdivisions désormaient contestées par les géographes et les linguistes continuent quand même d'être utilisées.

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